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Grand froid sur Snowdin. PV Sans.

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MessageSujet: Grand froid sur Snowdin. PV Sans. Dim 27 Mai - 7:53


Grand froid sur Snowdin.

Jamais une telle expression n’avait dépeinte les traits de son grand frère. Est-ce qu’un rêve pouvait expliquer ce visage ? 

Est-ce que tout allait vraiment BIEN ?

Pourtant cette matinée, qui de prime abord semblait marquer un tournant, s’écoula sans plus d’accroc. Sans sembla soudain se trouver une passion pour son travail et un empressement pour l’accomplir qui ravie son frère. Peut-être la nuit avait elle portée conseil au squelette le plus raccourci. Un conseil un peu brutal vu son expression mais diablement efficace !  

Évidemment, peu d’informations avait été distillées par Sans. Papyrus respectait ses difficultés à faire part de ses ressentis dans le feu de l’action, surtout que la plupart du temps le futur garde royal avait bien assez d’inspiration pour faire la discussion à sa place. Du moins quand il avait la moindre idée de ce qu’il se passait. Ou qu’il pouvait le prétendre.

Aujourd’hui il se contenta d’emboîter sereinement le pas de son frère vers le devoir à accomplir, préférant remettre ces questions à des heures plus adéquates. Le soir, devant un plat de spaghettis, après 3 bouchées et après la deuxième blague de Sans, le moment parfaitement propice.

Le squelette quitta son pyjama pour revêtir son corps de combat, prenant le tant d’observer son reflet glorieux dans le miroir de sa penderie. Il gaina son bras comme pour observer des bicepses imaginaires avant de lâcher un rire Nyehsan bruyant en faisant tournoyer ses bras comme pour se préparer à un exercice physique. Son écharpe ondulant à la manière d’une cape héroïque à ses côtés, il sauta au dessus de l’escalier pour rejoindre l’entrée dans un chahut magistrale. Ses pantoufles ne mirent pas longtemps à être abandonnées pour faire place à ses bottes d’explorateurs. Et par abandonnées, il fallait entendre ordonnées et parfaitement alignées à leur place habituelle.

Papyrus courrait pour rejoindre sa station, poussé par l’envie de définir un nouveau record de vitesse et ce pour prétendre au poste de meilleur garde royal en entraînement du mois. C’est pour cela que le squelette mit un certain temps à remarquer que les rues étaient étrangement agitées pour une matinée à Snowdin. Pas le genre d’agitation qui amenait à du bruit et à de la vie se manifestant à chaque coin de mur. Plutôt une froide et embarrassante nervosité.

Les jambes du monstre ralentirent la cadence alors qu’il regardait avec curiosité autour de lui, comme un garde canin intrigué. Les regards qu’il avait réussit à ramener sur lui étaient plein de doute, pleins d’appréhension et d'inquiétude. Papyrus finit par marcher, stupéfait de l’effet que sa course avait eu sur ses charmants voisins.

NE  VOUS  INQUIETEZ  PAS,  VOISINS.  MA
VITESSE  EST  CERTES  INCROYABLE  MAIS  COMPLETEMENT  SOUS  CONTRÔLE.


Son commentaire sembla délocaliser l'attention de sa personne sans que Papyrus n'arrive vraiment à identifier ce qui l'avait capté au départ. Il intercepta quelques disputes au sein des habitants qui étaient aujourd'hui dehors, devant les logis et les commerces. Des disputes qui avaient des échos de dialogue de sourd, comme quand la chaussette était remis sur le devant de la scène dans le logis familiale et que Sans faisait l'ignorant. Le petit malin. Certains semblaient en colère, d'autres semblaient avoir peur. Quelques uns avaient le même regard que le monstre sans chair, dépassé par les événements.

Papyrus s'imposa au milieu d'un petit groupe.


JE  VOIS  QUE  QUELQUE  CHOSE  VOUS  PEINE,
MES  AMIS. PUIS-JE  VOUS  PROPOSER  MA  GRANDIOSE  ASSISTANCE ?

...J'ETAIS  EN ROUTE  POUR  LE  TRAVAIL,  MAIS  QUEL  FUTUR  GARDE  ROYAL  NE  SE  PREOCCUPERAIT  PAS  DE  SES
CONCITOYENS...


On lui lança un regard qu'il avait souvent reçu. Celui qui disait "On ne veut pas impliquer quelqu'un comme toi dans des problèmes de personne comme nous." Surement car le futur garde était tellement cool qu'il en devenait intimidant. Qu'on pensait que les problème de la populace ne l'effleurait même plus.



C'est gentil, trésor. Mais je ne pense pas que tu puisses aider. Tu devrais retourner voir ton frère.



Avant que Papyrus n'est pu s'étonner de la mention de son frère, le monstre en face de lui rajouta une phrase qui eu pour effet unique et exceptionnel de donner envie au squelette de couper court à la discussion.


Garde le près de toi tant que tu le peux.



Une goutte de sueur passa le long de sa colonne.

...HM. JE  REVIENS  VITE  CHERS  AMIS  ET  ADMIRATEURS ! NYEHehehe... hehe...


Papyrus s'éloigna un peu de la foule pour trouver un endroit un peu plus tranquille. Les événements semblaient bien mystérieux. Un mystère, c'était à peu de chose près un puzzle. Et cela tombait bien, il était le professionnel des puzzle ! Le maître incontesté ! Mais avant de mettre en route ses incroyables facultés, il décida de passer un coup de téléphone à Sans. Rien de méchant, juste de quoi rassurer le monstre qui avait l'air si inquiet pour son frère et peut être savoir si il avait rencontré la même atmosphère en allant à son travail. Le portable contre son crâne dénué d'oreille, il patientait, le pied tapant contre le sol poudreux.


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Localisation : snowdin. au Grillby's y'a des chances.


MessageSujet: Re: Grand froid sur Snowdin. PV Sans. Mar 29 Mai - 11:50





grand froid sur Snowdin.


Tout ne fait pas semblant d'aller bien.
Il y a dans l'air frais de ce matin-là des relents parfaitement viciés. Quelque chose de poisseux et de lourd qui flotte en suspension autour des corps qui se promènent dans un train-train artificiel ou qui, au contraire, semblent bugués dans une torpeur qui les fait dériver hors de leurs scripts. La ville de Snowdin est une parodie d'elle-même prise entre ceux qui continuent sans savoir et ceux qui en savent trop pour continuer.
Sans déambule dans les rues enneigées, mains nonchalamment enfournées dans les poches. Son sourire ineffaçable n'a pas un écho bien retentissant ce matin. D'ordinaire il aurait déjà été interpellé par des salutations, vite congédiées par une blagounette sympatoche. Mais là il reçoit quelques regards en biais contre lesquels il n'oppose rien du tout. L'attitude du squelette prétend qu'il n'est pas impliqué dans cette atmosphère comme si elle coulait sur lui. Comme si elle n'existait pas. Garder pour soi des informations qu’on ne devrait pas avoir ça demande de ne pas se louper au détour d’une situation malheureuse. D’esquiver cette explication qu’il aurait sûrement été juste de fournir. Il a pris l'habitude de ne pas trop se mouiller. Peut-être pour éviter aux autres de s'encombrer de choses qui seront oubliées le lendemain. Ou peut-être qu'il trouve juste des excuses à sa flemme aiguë. Il pourrait tout raconter à ceux qui, visiblement, sont assez au courant pour tirer des tronches d'enterrement. Il entend bien les murmures effrayés, un peu trop exacts et un peu trop unanimement répandus pour être anodins. Mais il s'abstient. Il vaut sûrement mieux rester avec des impressions aussi anxiogènes soient-elles que se prendre des certitudes au visage. Sait-on jamais certains pourraient encore croire à l'hallucination collective ou à une expérience scientifique plantée mais réparable.
Le monstre potelé ne s'attendait pas à ce que son petit problème de souvenirs se soit ainsi diffusé. Une vraie épidémie. Il n'est donc pas une anomalie isolée. La thèse selon laquelle l'univers lui-même a glitché se tient de mieux en mieux.
Dans les mines défaites des habitants, habitants qu'il dépasse d'un pas flâneur, il lit une peur panique. Le sentiment de première fois. L’incompréhension. L'impression que la mort qui guette a vraiment de l'ampleur. Il voit quelques familles tenter de s'organiser, des bagages sur les perrons. Alors le petit squelette notifie qu'il est très certainement toujours le seul à connaître les resets. Ce qui est pas forcément une mauvaise nouvelle.

Evidemment Sans n'a pas retrouvé le sommeil. A choisir il préfère s'éviter une nouvelle rétrospective de son échec pour l'instant et tenter de s'anesthésier un coup avec ce qu'il a encore sous la main, même si ça se vit comme une rediffusion. Malgré la douleur fantôme qui lui vrille la gage thoracique. Et surtout il s'est réveillé avec une envie un brin impérative de s'échouer au Grillby's pour y patauger. C'est plutôt cohérent de reprendre sa résurrection là où sa mort s'est arrêtée, de goûter à un ketchup sans saveur qui avait semblé bien tentant à un autre moment. En vérité il ne sait pas bien quoi faire d'autre.
Parce que Papyrus n'est pas encore au courant, que lui semble immunisé au nouveau poison qui infecte le monde souterrain. Et Sans avait déjà presque vendu la mèche au sortir de sa prétendue terreur nocturne. Le monstre rebondi a bien saisi le regard, plus inquiet que d'habitude, de son frangin et son job immédiat est de désamorcer tout ça autant que faisable. Quitte à prendre un peu de distance et à s'enrober dans sa fainéantise de routine : dire qu'il va travailler pour mieux filer au bar. Tôt ou tard, de préférence tard même s'il n'y croit pas trop, Paps sera au courant alors il préfère feindre d'accueillir la nouvelle en même temps que lui, sur le même plan que lui, pour la saupoudrer d'un peu d'inconséquence. Et lui mentir en lui assurant qu'il y aura des solutions.
Vu le ton glauque de ce début de journée le squelette le plus cool doit déjà se poser des questions.

Sans annonce son arrivée dans le bar avec une blague rituelle, d'une voix fainéante, mal articulée mais un peu taquine. "c'est un squelette qui rentre dans un café."
Le Grillby's tient encore le coup. Le gérant crépite toujours derrière le comptoir de bois massif, monolithique et attentif. Il faut avouer qu'il sait fidéliser sa clientèle sans palabrer. Ses flammes grésillent, régulières comme une berceuse et il délie bien les mésaventures de ceux qui s'affalent chez lui. Pas une once de jugement n'enflamme ses lunettes teintées et pour pas mal d'âmes en peine ça suffit. Sans retrouve son tabouret sans sincèrement y empocher de satisfaction mais au moins il y a un semblant de normal. Installé il termine sa blague. "et plouf." en mimant d'un clin d’œil un bruit de glouglou et en dirigeant un verre imaginaire vers sa mâchoire.
La bouteille de ketchup vient à lui avant même qu'il n'en fasse la demande alors ses dents dessinent un large et mou sourire. Il reste là quelques longues poignées de minutes. Les habitués ne sont pas tous présents et l'un d'eux, jusqu'ici traversé de tremblements spasmodiques, commence à déverser tout son s-a-oûl auprès du barman. Le type en question se souvenait visiblement de sa propre mort et du sentiment d'infinie solitude qu'il avait ressenti en passant l'arme à gauche sans avoir eu quelqu'un à qui tenir. Triste histoire, le monstre rondouillet se l'imagine bien.

Et c'est à cet instant que le téléphone décide de sonner. Des notes parfaitement banales, celles de base comprises avec le portable et jamais changées, bipent désagréablement dans l'assistance. Un instant le squelette n'a aucune envie de répondre car il connait par avance l'identité de celui qui tente de le joindre. Il voudrait bien ignorer l'appel ou mieux que cela efface les raisons dudit appel. Si quelque chose doit se produire il n'y pourra rien après tout. Ses pupilles blanches se sont peut-être noyées dans le noir un bref instant.
Et lorsque ses orbites descendent sur le prénom de son frère, la paresse fataliste le lâche un peu. Il abdique, décroche sans se désincarcérer du comptoir et sa voix est aussitôt nonchalamment avenante, coulante. Mieux il affichera et plus vite ce sera réglé, plus vite il pourra aviser.


*  à l'huile ?
*  relax Paps je me suis pas rendormi. ou alors je suis sacrément squelet-ambule.
*  ça baigne du côté de ton entraînement?



_________________

*  c'est l'histoire d'un gars qui rentre dans un bar en disant "c'est moi."
*  et en fait c'était pas lui.
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