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it's raining somewhere else - sans.

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Localisation : snowdin. au Grillby's y'a des chances.


MessageSujet: it's raining somewhere else - sans. Lun 14 Mai - 10:09


sans


ÂGE : a sûrement déjà fait de vieux os. ♥️ LIEU DE VIE : snowdin. ♥️ ETAT CIVIL : célibataire. ♥️ RUN : neutre.  ♥️ MÉTIER : vigie démissionnaire. ♥️ RACE : monstre squelettique. ♥️ GROUPE : monstres neutres. ♥️
CARACTÉRISTIQUES:
HP : 1 / DEF : 1 / ATK : 1. BUGUÉ : sans a toujours eu conscience que les resets étaient possibles mais jusqu’ici il n’en gardait que des souvenirs diffus. des impressions qui bourdonnent, des redites, de l’abattement chevillé à la moelle. cette fois il se souvient des moindres détails et ce n’est pas exactement un cadeau à partager huh ?

Physique : Sans n'a pas une apparence dissuasive, d'un coup d’œil il est possible de pressentir une attitude détendue et coulante. De petite taille il est tout en rondeurs. Son ossature rondouillarde flotte sous des habits lâches et décontractés, pas de présentation de soi bien lustrée alors qu'il peut traînasser dans le confort. Le squelette sommeille sous son sweat bleu clair à capuche fourrée, sous un t-shirt sobrement blanc superposé à un short aux allures de jogging. Ses pas traînants sont amortis par des pantoufles roses et duveteuses. Une bonhomie endormie accompagnée d'un sourire tranquille décorent toujours son crâne, ses mains osseuses sont très régulièrement enfouies dans la chaleur de ses poches. Ses yeux sont de larges orbites sombres soulignées par des cernes incrustées dans l'os et ses deux pupilles sont petites, teintées de blanc et doucement rieuses. Lorsqu'il s’exprime sa voix est grave et mollassonne à la fois, elle résonne avec pas mal d'indulgence. Les rares fois où le sérieux devient incontournable ses pupilles disparaissent pour ne laisser qu'un gouffre noir en guise de sommation.

Personnalité : A force de savoir qu'il ne peut pas plier l'espace et le temps à sa guise, ou plus modestement avoir une incidence prégnante sur les choses qui se dérouleront dans tous les cas, Sans a appris à se la couler douce-amère. De manière générale il préfère assister aux événements de loin, laisser faire dans la mesure du raisonnable, plutôt que s'y investir. Les blagues ça dédramatise, les choses ont l'importance qu'on leur donne après tout. Du coup il est un gros consommateur de mauvaises puns et de comique de situation. Ça désacralise les problèmes et les gens se posent moins de questions. Sans apprécie d'apparaître assez désynchronisé par le flegme pour que personne ne prête plus attention au sous-texte dispersé de temps en temps entre deux blagues aussi exaspérantes qu’anesthésiantes. C'est utile notamment pour épargner son frère qui reste bien trop cool pour être ennuyé. Papyrus est sûrement celui qui donne le la de sa propre existence d'ailleurs. Son quotidien avec le frangin lui conviendrait très bien, Sans n'aurait pas de plus grande ambition que ça.

Même si nouer de vraies relations et tisser de réels sentiments n'est pas quelque chose qu'il connait sincèrement le squelette reste un monstre facilement abordable, commode et patient. Il peut se situer à la lisière de la bienveillance quelques fois, puisqu'il interroge le fonctionnement des autres et que donner un petit coup de pouce n'est pas toujours si dur que ça. Il sait également reconnaître l'importance qu'une personne incarne auprès de ses proches ainsi que des qualités chez autrui - c'est à ça qu'il se réfère alors que ses propres émotions ne sont pas bien vivaces. Il déteste cependant faire des promesses. Tout simplement parce qu'il sait très bien qu'il ne pourra sûrement rien assurer. Parce qu'il ne décide pas du cours des choses et parce qu'il n'a pas forcément une très haute estime de lui-même. Il a conscience que son fatalisme l'englue dans l’égoïsme, il vit avec.
S'il se montre moqueur ses plaisanteries n'ont jamais une grande incidence puisqu'elles ne sont pas pensées pour vraiment porter atteinte. Il n'est pas non plus suceptible, évidemment, presque tout coule sur lui sans s'inscrire bien profondément.

Débattre ne l’a jamais intéressé. Sans finit toujours par laisser couler les arguments, inoffensifs ou non, après avoir joué à les chatouiller. Pour vraiment batailler il faudrait sûrement disposer d’une volonté de faire changer, de préférences à faire entendre, d’un quoi que ce soit de liant envers l'interlocuteur. Lui n’a ni thèse ni antithèse à transmettre et laisse usuellement en paix les constructions mentales d’autrui et à fortiori les choix. Il n’a pas d'idéal à défendre puisque les choses ne restent jamais figées, les acquis ne sont que des mirages à ses yeux fermement désabusés. Tout peut toujours être réinitialisé. Il n’y a pas grand-chose qui le touche sincèrement et faire semblant ce n’est pas son fort plus que de rigueur alors il flemmarde ostensiblement.
Il ne fait pas de hiérarchies, aucune ligne de points, d’actes, n’est plus vraie qu’une autre faute d’un prisme de lecture auquel tenir. Tout dans son monde est absolument égal en valeur. Peut-être que son frère fait exception. Mais lui aussi peut disparaître quoi qu'il fasse.

Bien évidemment certaines choses le piquent ou devraient le piquer, difficile de distinguer tant la fatigue encrasse sa capacité émotionnelle. Peut-être ne fait-il que se référer au point de vue des autres et l'incarner pour eux. Parce qu'il le peut et que de fait, sûrement, il le doit.
Dans tous les cas les positions inconciliables se retrouvent toujours, sûrement avec violence. Aucune ne vaut grand chose mais la volonté la plus forte gagne fatalement. Et il sait être fatal, sans remords, sans rien.
De temps en temps il doit bien décroiser les bras, s’en référer à l’entourage pour se localiser et se sédimenter dans le continuum d’actions qu’on attend de lui. De lui-même il aurait tendance à s’encroûter dans l'inaction, sans manque ni regret. Autosuffisant. Il peut donner des conseils à l'occasion, juger et parfois venger mais ses quarts d’heure intraitables sont rares. Et ça emballerait personne d'y goûter.


- Sans a le pouvoir de se téléporter ou de téléporter autrui en empruntant, comme il les nomme, des "raccourcis". Il est ainsi capable d'utiliser des brèches dans l'espace en "rechargeant" un endroit déjà visité. Ce qui lui permet de pas trop émousser ses pantoufles, on va pas s'mentir y'a pas de petite économie d'effort.

- Son atout le plus redoutable réside dans l'utilisation de ses Gaster Blasters. Des créations semblables à des crânes de dragon qui émettent de puissants lasers et qui disposent d'une grande mobilité. Leur vitesse alliée à l'imprévisibilité de leurs patterns les rend difficiles à esquiver. Et puis elles sont caractérielles ces jolies bébêtes.

- Bone attack ; Le squelette peut invoquer des os pour barrer le chemin de son opposant en les faisant jaillir de terre par exemple. Il peut décider de les utiliser en guise de projectiles. Ces os s'agencent selon sa créativité et sa créativité est proportionnelle à vos mauvaises actions, careful.

- Magie Bleue : C'est comme un panneau stop rouge, sauf que ce n'est pas un panneau et que c'est pas rouge. Et qu'en fait c'est plus compliqué que d'être simplement arrêté. Vous suivez ? En l'activant Sans dispose d'un certain contrôle sur la gravité qui entoure l'adversaire, sa pupille gauche alterne entre bleu cyan et jaune éclatant. L'ennemi se sent lourd, comme si le poids de ses péchés s'incarnait pour l'enliser au sol et il peine à se mouvoir sur un laps de temps toutefois assez court. Le squelette peut manœuvrer sa victime dans tous les sens, la soulever comme si elle ne pesait plus rien. C'est assez chouette de dire nope aux lois de la physique.

- Il a conscience des timelines. Même s'il ne gardait pas de souvenirs directs des resets jusqu'à l'anomalie.

- Retour de Karma : ça c'est utile que si vous avez un sale historique. Sans peut lire en vous et sachez qu'il le fait, votre LOVE est inscrit dans vos chairs. Et vos chairs sont picorées d'un poison vengeur dès qu'une de ses attaques vous touche. C'est pédagogique, ça explique ce que c'est de se faire manger par la culpabilité pour ceux qui n'en ressentent aucune.

AVATAR: sans (undertale). ♥️  CREDIT : wraith615

Derrière L'écran

PSEUDO : jackie/sansy. ♥️  ÂGE : 22 ans. ♥️  ETC : vous connaissez la blague de la chaise ? elle est pliante.

CREDIT FICHE: ATHENA.



Once Upon a Time



Hep par là c’est pas exaltant. Parfois les histoires sont franchement décevantes. J’vous conseillerais bien d’aller faire littéralement n'importe quoi d'autre mais je sens que vous avez pas cliqué par hasard. Welp.

Au début c’était tout noir. Le vide absolu, sans intentions. Mais l’aléatoire a décidé de mouler ce rien dans un corps à un moment quelconque. Comme ça, sans rien annoncer, au détour d’une expérience qui aurait pu ouvrir une autre arborescence de conséquences. Évidemment si ça avait été le cas vous ne liriez pas ça. Tout tient à peu de choses, huh ?
Dans un vieux mythe humain un protagoniste est né en jaillissant, déjà opérationnel, du crâne fendu de son créateur. C’est assez marrant parce que ça enjolive plutôt fidèlement ce qui est arrivé dans le cas du squelette. Sauf que là une défiguration et des migraines osseuses furent accordées au géniteur. Il faut croire qu'on fait pas de science sans casser des os.
W.D Gaster était le scientifique royal en ce temps-là, il avait des antécédents plutôt louables et il était d'ailleurs pas mal respecté. On le dépeignait sûrement comme une source d'espoir pour l'underground, comme quelqu'un qui contrairement au reste du monde souterrain savait ce qu'il faisait et ce qu'il fallait encore faire.
Simple supposition. Pour Sans c'était pas exactement la même limonade.
Lorsque le squelette potelé a ouvert les orbites pour la première fois c'était confus et résolu à la fois. Difficile d'appréhender le sens des structures métalliques qui étouffaient l'espace mais quelque chose en lui l’appelait à ne pas trop se casser le crâne. C'était le CORE mais il ne connaissait pas cette appellation. Dans tous les cas le mot n'aurait pas été très utile en étant ainsi reclus entre des entrailles de fer. L'horizon était restreint à un minuscule dédale de salles accessibles, une seule était vitrée. Il n'y avait pas grand chose d'engageant et paradoxalement c'était plutôt acceptable.
Pourtant quelque chose ne semblait pas partager son absence de point de vue, une petite forme blanchâtre et agitée visiblement apparue en même temps que lui, ou peut-être après, lui collait aux tarses. C'était aussi squelettique que lui mais étrangement beaucoup plus vivant. Parfois ça semblait avoir peur ou vouloir communiquer. Au début ça n'avait pas de nom et lui non plus alors forcément du lien se créa vite. Papyrus hein ? Y'avait un semblant de logique intangible dans la formulation de ce prénom, sûrement parce que le jeune monstre menait des tentatives de parlote franchement bruyantes. Bref, le nom sonnait bien. Non mieux. Il sonnait cool. Ils furent frères par pure évidence.
Y'avait aussi cette présence omniprésente même pendant ses nombreuses absences. Longiligne, sérieuse, un brin surplombante. Gaster. Sans comprit très vite comment le nommer. Leur rapport était plutôt paradoxal à bien y penser. D'un côté il n'avait pas d'animosité vivace à retourner vers son concepteur malgré les expérimentations qu'il pratiquait occasionnellement sur Papyrus et sur lui-même. Parce que Sans n'avait jamais connu autre chose qui aurait autorisé une comparaison. Mais surtout parce que le scientifique royal incarnait la seule autorité, la seule instance de validation de son petit monde clos. Quelque part il devait chercher auprès de lui un brin d'existence. Sans vivait au présent, une seconde après l'autre, avec ses quelques acquis et pour eux sans réellement se retourner ou vouloir se projeter. Il sentait sans vraiment se le formuler que mettre un pied hors de sa routine protectrice pourrait entraîner un dysfonctionnement trop coûteux.
Parce qu'être flegmatique ne le rendait pas aveugle. Il se rendait compte qu'à l'extérieur de sa boîte à musique la symphonie du monde était éraillée. Gaster ne bossait pas pour rien, pas sur rien. Progressivement les tenants et les aboutissants commencèrent à se clarifier dans son esprit. Par livres interposés, en furetant dans les recherches du concepteur à l'occasion, en sentant se développer en lui un pouvoir qui n'était pas anodin. Si des capacités lui furent données c'est bien qu'elles avaient fonction à être utilisables. Et très honnêtement le champ des possibles était pas forcément attrayant.
S'il avait été seul il aurait relativement bien obtempéré. Il n'attendait pas grand chose de plus.
Mais d'un autre côté, justement, il n'était pas seul. Papyrus contrairement à lui débordait de sentiments, de doutes, flamboyait de bonne volonté. Il ne vivait pas ce quotidien aux allures de repeat de la même manière. Peu à peu Sans commença à se dire que l'autre squelette serait sûrement encore plus cool ailleurs, là où des gens pourraient s'en rendre compte.

Et puis un jour un incident. Ce que l'histoire ne retiendra pas, c'est plutôt arrangeant d'ailleurs, c'est que le tas d'os mollasson avait été un spectateur et complice. Il avait vu le créateur chuter dans sa création. Il aurait peut-être pu tenter quelque chose pour gommer ça, après tout il n'ignorait rien de son contrôle de la gravité. Cependant l'absence de quelque chose le cimenta dans l'acceptation avant même que la chute ne soit accomplie. Il ne ressentit rien. Pas d'urgence ni de devoir. Alors il n'objecta pas contre cette ligne scénaristique. Quelque part bien ancrée dans sa mémoire à tiroirs l'idée de ne pas oublier s'installa tout de même. S'il ne ressentira pas à proprement parler de culpabilité Sans ne niera en rien le poids de son inaction. Il faut bien user d'artifices pour donner du poids aux choses si on ne les ressent pas, l'injonction à se souvenir en fait partie. C'est les mains enfournées dans les poches qu'il tourna paresseusement les talons ce jour-ci. Un sourire tranquille imprimé au visage il alla chercher son frangin pour lui proposer de faire une balade à durée indéterminée. Il ne lui dit évidemment pas un mot superflu. Ou peut-être que si, il enchaîna sûrement les puns.
Inutile de mettre en péril le présent pour ce qui est passé, non-rattrapable. Et surtout hors de question que son frère soit confronté à une révélation s'il pouvait l'empêcher. C'était égoïste et il ne le nierait pas. Une fois de plus. Ils partirent totalement à l'aveuglette.

Pourquoi rester à Snowdin ? Parce que Paps s'était plutôt émerveillé. Parce que c'était une ville paisible, bordée par la rivière et constamment baignée par la neige. Un petit îlot arboré et excentré du passé par la barrière de l'inconséquence. Une boule à neige ordonnancée par une routine réglée sur du papier à musique. Un ennui tranquille et finalement plutôt confortable. Et parce que le bar proposait un sacré ketchup. Les deux squelettes imposèrent leurs individualités sans trop de mal puisque les quelques habitants étaient hospitaliers. Evidemment Sans somnolait un peu à droite et à gauche sans être réellement en phase mais il finit également par être intégré au décor. Ce ne sont pas les habitués du Grillby's qui diraient le contraire. Officiellement le squelette rebondi endossa plusieurs casquettes un peu dérisoires. Vendeur de hot-dogs, refourgueur de neige n'ayant jamais de marchandise, prêteur de télescope encrassé d'encre, distributeur confirmé de mauvaises blagues.
Et une plus sérieuse dont il aime bien abdiquer : vigie assignée à la surveillance des humains potentiels. Attendre c'est clairement ennuyeux.
Ce fut assez pour se permettre de contracter un prêt et pour faire construire une maisonnette bien douillette. Les années passèrent peinardement. De loin Sans soutenait le frérot dans ses tentatives pour être apprécié et pansait les pots cassés, dédramatisait, faisait parfois l'intermédiaire en restant évidemment un mou de la rotule.

Officieusement c'était sensiblement moins blanc que ça. S'ouvrir au monde c'était aussi s'ouvrir à ses pépins. Au début la surface semblait plutôt tentante mais sûrement était-ce  sous l'effet du désir unanime et ambiant. A côté de ça quelque chose clochait, comme un arrière-goût en bouche dont il serait impossible d'identifier la provenance et que personne ne partagerait. Rapidement tout sembla foncièrement vain, factice. Les dialogues apparaissaient pré-mâchés et les situations défilaient comme des échos d'autre chose. Et dans le vide il y avait des interférences intraduisibles. De quoi devait-il se souvenir déjà ? Parfois des pièces manquaient. Comme si l'histoire était repeinte couche sur couche et qu'à chaque fois des détails se perdaient.
Les activités moins glorieuses de Sans débutèrent en réponse à ce pressentiment-souvenir sans forme. Y'a des gros squelettes dans son placard. Sans construisit à l'arrière de la maison de Snowdin un laboratoire doté d'un accès express aboutissant directement dans sa chambre - on le dira jamais assez mais les pantoufles ça s'use. Il s'approcha de recherches un peu douteuses,  qui n'étaient pas les siennes mais face auxquelles il endossait une familiarité trop prédéterminée à son goût. Quelque chose l’appelait à reprendre ce qui avait été débuté. Même si l'image de l'ancien scientifique royal était désormais assez émoussée pour être impossible à rapiécer dans son souvenir. Le squelette côtoya ainsi Alphys pas franchement pour engendrer le meilleur.
Sans avait toujours eu une affinité avec la physique quantique, sûrement que sa naissance spontanée comportait ses avantages et qu'il empruntait à Gaster certains fragments de ce qu'il fut. Ses raccourcis s'avérèrent bien utiles pour couvrir la distance entre le CORE et son lit à intervalle régulier. Rapidement il investit une bonne dose de son temps, négligeant savamment le reste, dans la recherche. Cette machine brisée, récupérée et désormais avachie dans son labo, l'obnubilait. Les resets ne tardèrent pas à se révéler ouvertement à lui. Ce n'est pas qu'il ne les pressentait pas pourtant la rencontre officielle eut quelque chose de foncièrement... Fatiguant.
Les cauchemars qui parfois secouaient ses nuits n'en étaient donc pas. Il s'agissait uniquement de piqûres de rappel, de pieds de nez. Tout pouvait se produire, le contraire aussi. Tout s'était sûrement déjà produit. Même une fin heureuse n'aura jamais valeur de finalité. Alors à quoi bon faire ne serait-ce qu'un pas s'il peut être effacé le matin suivant ? On va dire que ça alourdit, que ça gèle absolument tout dans une légèreté empoisonnée. C'est faire partie d'un tableau dont on ne tiendrait pas le pinceau et qui peut être délaissé ou rebooté à volonté. Et pas de contrôle sur les choses, uniquement des arrière-goûts âpres à disposition.

Lorsque l'humain.e chuta ça n'eut pas des allures de one-shot. Vous savez le fameux il était une fois ? Renommons-le il était x fois.
Si Sans n'avait que des bribes du script tel qu'il était sensé se dérouler il s'aperçut très vite que cette fois l'humain.e face à lui n'était pas un.e grand.e humaniste. Dans la forêt enneigée de Snowdin le squelette avait contracté une promesse un peu freinante, un peu importante, auprès de quelqu'un qui avait du bon sens et qui riait bien. Aussi, au début, lorsque l'humain.e gagna ses premiers galons de violence il décida de laisser couler. Tout pouvait être remis à neuf sans qu'il n'ait à revenir sur son engagement. Il n'avait qu'à regarder ailleurs pour ne pas lire le LOVE encore en sommeil. Il ne ressentit pas d'urgence, pas de devoir alors il n'objecta pas. Secrètement il se disait qu'il y aurait une infime chance si l'humain.e obtenait ce qu'iel désirait. Qu'iel stopperait alors de filer du mauvais coton. Que peut-être des amis sympas seraient suffisants.
Au milieu lorsqu'iel passa les casse-crânes en esquivant la sympathie désespérée de Paps Sans lança une mise en garde qui, il le savait déjà, était destinée à bientôt retomber comme un couperet. Bien évidemment, un être comme celui-ci n'obtient jamais satisfaction.
A la fin, lorsque Papyrus fut froidement assassiné Sans disparut.
Avec cette mort rien n'avait plus d'importance, tout était déjà fini et le squelette savait qu'il ferait barrage. Il n'y avait que pour le frangin que Sans acceptait d'être un personnage récurrent et redondant du jeu. Si Papyrus n'était pas là son frère n'était plus qu'une parodie de modérateur.
Le châtiment allait être proportionnel au LOVE amassé alors il attendit que les victimes s'amassent. Il n'était pas foncièrement indifférent mais sa propre existence dans l'underground était désormais bien relative.

Le Hall du jugement aurait bien pu être son purgatoire perpétuel. Mais à chaque sortie de la mort l'humain.e connaissait un peu mieux ses patterns et Sans n'avait pas de reset dans la manche. Il lui semblait bien que le pouvoir collecté par son adversaire était assez conséquent pour mettre en péril les timelines. S'il ne l'enlisait pas dans un combat sans fin l'espace et le temps risquaient de trinquer pour de bon. Sa meilleure chance était de jouer sur la frustration jusqu'à ce que l'humain.e passe à autre chose. Qu'iel s'en prenne à autre chose. Il savait très bien que c'était vain. Que la personne face à lui était entêtée. Pas par le bien ou par le mal. Mais par la certitude de pouvoir le faire et donc de devoir le faire sans subir de conséquences.
Mais ce qui devait arriver logiquement arriva et l'acharnement paya. Sans sentit distinctement le tranchant de la lame découper sa cage thoracique comme si elle n'était faite que de beurre. Un sourire purement désaxé, épuisé, éclata sur sa mâchoire. Il n'avait pas l'habitude de ressentir grand chose et pendant un instant la douleur fut assez vive pour brouiller tous ses protocoles si bien encrassés par la fatigue. Une bouffée délirante ? La grande première de l'espoir  ? Du déni ? Difficile de statuer. Mais le squelette vit distinctement, au travers de ses orbites chancelantes, la silhouette de Papyrus ainsi que sa main tendue. Il sentit très clairement l'envie de s'avachir au comptoir du Grillby's. Il était épuisé. Beaucoup trop.

Puis il ne ressentit plus rien. A la fin c’était tout noir. Le vide absolu. Ça aurait du se terminer ici. Mais la loi de Murphy veillait au grain.
Il revint à lui à Snowdin. Une douleur fantôme barrant son corps de la clavicule droite à l'os iliaque gauche. Quand le sourire grandiose de son frère déboula sur lui en ouvrant la porte de sa chambre à la voléeil fut un peu pétrifié sur place. Ce coup-ci il se souvenait de tout.
Et ça allait être un sale quart d'heure.

CREDIT FICHE: ATHENA.


Dernière édition par Sans le Jeu 24 Mai - 3:38, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: it's raining somewhere else - sans. Lun 14 Mai - 22:38

SANS ! Regarde moi tout ce que tu as déjà écrit ! Pourquoi t'arrêter en si bon chemin ?! Et si tu écrivais ta fiche comme moi ?! Je fais trois tractions et j'écris une ligne ! Allez l'intello, on va le faire ensemble.

COURAGE MON FRERE ! TU PEUX LE FAIRE ! JE TE FERAIS DES SPAGHETTIS POUR AIDER TA (NON) MASSE MUSCULAIRE A ENCAISSER LE CHOC
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MessageSujet: Re: it's raining somewhere else - sans. Jeu 24 Mai - 3:55

welp j'crois que je peux pas dodge les spaghettis éternellement. pourtant j'ai bien essayé de gagner du temps.
pour de vrai merci pour tes encouragements Paps et mes excuses pour le temps infini que j'ai pris. s'il y a la moindre chose à corriger n'hésitez pas à me sonner les cloches !
:yup:
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MONSTRE NEUTRE

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MessageSujet: Re: it's raining somewhere else - sans. Jeu 24 Mai - 12:54



Be good, won't you?

Sans, le personnage que beaucoup veulent jouer, beaucoup veulent interpréter ... Eh bien on peut dire que cette fiche nous montre que nous avons certainement le meilleur Sans de toute la planète RPG ! Ton écriture est magnifique, le flegme et le cinglant de ton personnage sont là, l'histoire que vous avez vu avec Gaster et Paps est juste génial ! Vous avez fait un super choix d'origines !
Je suis pressée de votre notre trio de squelettes en action, j'espère que notre cher Gaster va bien t'enquiquiner et que tu vas bien nous exploser l'humain. (d'ailleurs, l'idée de l'écriture inclusive est géniale, je pense qu'on pourra mettre ce principe sur tout le forum !)

C'est donc avec un grand plaisir que je te valide et que je te remercie de m'avoir aidée à finir le forum, sans toi, il n'aurait certainement jamais ouvert !  :cc:






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MessageSujet: Re: it's raining somewhere else - sans. Jeu 24 Mai - 15:56

oh Tori c'est trop gentil, ta validation m'a retourné tous les os ! c'est vraiment, a-do-ra-ble, uh, merci infiniment ! je ferai de mon mieux pour être à la hauteur et y'a vraiment pas de quoi pour le forum. tu as fait 99,9 % du travail en solo et ça a été un plaisir de donner un modeste coup de pouce. o/

:kaw: : le bro retranscrit bien mon émotion du moment heh heh
.
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MessageSujet: Re: it's raining somewhere else - sans.

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it's raining somewhere else - sans.
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